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Parler d'autisme sans oublier la personne

2 septembre 2026 par
Parler d'autisme sans oublier la personne
elise couval

Parler d'autisme sans oublier la personne :

Ces deux avis sur Babelio (cf photo ci-dessous), sont l'occasion pour moi d'éclaircir les choses sur l'objectif de ma BD. D'un côté, une lectrice aurait préféré que je parle uniquement d'autisme. De l'autre, une lectrice a apprécié que la BD ne s'y limite pas.

Quelle est donc mon intention de départ ?

Dans "Drôle d'oiseau ! ", je souhaitais parler de mon quotidien avec autisme, mais aussi de moi en tant que femme, en tant qu'être humain. Je ne me voyais pas vous parler d'autisme à 100 %, car ça aurait été vous présenter une image incomplète de ma vie. Et d'ailleurs mon tout premier livre en auto-édition, celui qui a donné naissance à "Vivre avec un TSA" en 2024, était intitulé : "Lexique Atypique, guide illustré sur le TSA SDI, mais pas que".

Ne pas parler uniquement d'autisme lorsque je parle d'autisme est un choix volontaire qui m'habite, car je ne veux pas être réduite à l'autisme. Oui, il fait partie de ce que je suis, mais il ne me définit pas entièrement.

On m'a déjà dit : "On est contents d'avoir travaillé avec des gens comme vous."

En gros, je rentre dans la case administrative : "On a travaillé avec une personne handicapée ", avant de rentrer dans celle de : "On a travaillé avec une artiste."

Et ça, c'est non !

Ma vie ne se résume pas à mon diagnostic. J'ai aussi mes tracas et mes expériences du quotidien, comme tout le monde. Dans ma BD, je voulais que ces situations ordinaires soient des ponts entre nos deux mondes. Je crois que c'est dans nos ressemblances que nous pouvons comprendre nos différences.

Vous l'avez compris, il est important de ne pas m'enfermer dans cette case, sans pour autant minimiser les difficultés et les défis liés à l'autisme. Dans cette BD, j'ai cherché cet équilibre : montrer mon autisme au quotidien, sans effacer la personne qui vit avec.